L’accompagnateur

Une main gonflée, aux ongles décollés.

Tristesse au bord de l’eau.

Sa chemise est d’une toile impériale, uniforme ramené d’une guerre non vécue, déguisement que les coraux déchiquettent.

Je me porte à sa bouche.

La murène couleur cuir récupère une manche, un crabe farceur affiche le calot, une tortue se double dans la vareuse.

La vague absorbe ma chaleur. Le rouleau évacue ma lenteur. Le sable décore mes yeux, comble mes oreilles, ravine en grinceur l’intérieur de ma bouche.

Corps mort qui me gagne.

La pieuvre déguste mon silence, le requin tire sa viande au fond de la grotte.

Je tombe avec lui.

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