Retours (I)

Passer sans précaution devant un endroit chargé d’ombres. Continuer une conversation autre et banale alors que le voisinage grossit, noircit, assombrit l’excursion. La porte ouverte sur des bois mouillés et tristes, vers des prairies gorgées d’une vieille pluie fantôme, impose une vision que je ne voulais pas.

Pauser.

La scansion balbutiante du moment frôle l’extrêmement loin et ne le trahit pas. Rien ne transparaît du retour de l’amante pleine de sève, du rêve d’intérieur, des caresses évanouies.

Juste, en m’éloignant, savoir que j’ai laissé là-bas beaucoup d’attention, et un peu de moi.

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