Vingt-quatre heures de la vie d’un chant

Piaille. Piapiaille. Assourdissement. Saturation. Le vert autour regorge de rouge-gorges. Enfonce tes doigts dans tes oreilles et tu auras la paix éternelle. Crève tes tympans de tes ongles affûtés et tu seras tranquillisé. Ou alors, attends la nuit, que cessent les bruits des oiseaux qui en rut s’empalent. Crée les conditions d’une parfaite insensibilité. Patiente. Perfectionne. Attise l’instant. Savoure la nuit qui tamise les cris, les joies et les envies, la nuit qui calme le désir chez les ailés, les pose, les repose, les apaise. Et, dans la nuit, crée l’oiseau mort en toi. Deviens hibou, la chouette, l’effraie, jusqu’au matin règne sur le son, maître froissant du silence, gardien volant de la paix.

Puis, aux rais naissants, rends l’âme et le sceptre, range tes ailes de nuages et d’ombres, supporte les joyeux diurnes s’affoler de nouveau.

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