Creuser

Creuser rend le son d’une matière peu idoine, d’un trou dans la panse, une béance au cerveau, creuser te reflète des valeurs profondes et peu énoncées. Creuser, parfois. Il le faut. Savoir pourquoi. Vouloir savoir. Se dire, peut-être, comment. Quand face à l’immensité l’envie te saisit, te tourne les sens, échauffe ton derme et agite tes muscles, au temps de t’envoler creuser te retient. Creuser te malmène, décortique ton truc, éclate ton trac et tu troques l’envie pour la connaissance.

Et parfois tu oublies. Tu vois la montagne. L’horizon écartelé. La cime au lointain. Et tu cours vers elle, gravis, ravi, ses pentes. Les pieds tout légers sur un nuage de rêve, tu ne creuses plus. Abandonnes au passé tes raisons. Jusqu’à quitter ton sillon fossoyeur d’émotion, remplacer d’une ligne droite, pure et belle les circonvolutions creusées sur la carte de ta pensée. Préférer au savoir le fourbi qui t’anime.

Et puis tu redescends.

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